Adrien Gombeaud est journaliste et critique de cinéma, spécialiste du cinéma coréen. Sous sa direction, cet ouvrage collectif explore le style de 김기덕 (Kim Ki-Duk) à travers plusieurs angles d’attaque différents qui se font cependant écho.
J’avais eu la joie de découvrir cet exemplaire d’une (extrêmement) rare analyse du cinéma coréen dans la bibliothèque de mon université, et me suis empressée de me le procurer (étant donné que mon mémoire de licence porte sur le cinéma de Kim Ki-Duk).
Par un style et des références très poétiques, ces analyses sont si agréables à lire que même un profane du cinéma, ou encore un technicien pur et dur auquel la théorie donnerait des boutons, pourrait prendre goût à l’analyse de films !
C’est une bonne base pour découvrir Kim Ki-Duk en douceur. C’est aussi l’occasion de se réconcilier avec certains films à la violence inouïe, comme ce fut le cas pour moi avec Bad Guy (sans doute vu trop jeune) et qui est maintenant, après lecture de cet ouvrage qui m’a donné les clefs nécessaires pour comprendre les paradoxes, l’un de mes films préférés.
J’ai cependant quelques critiques vis à vis de certains passages. À savoir aussi que la bibliographie de Kim Ki-Duk à la fin est incomplète, voire faussée si on la confronte à des versions étrangères. Mais c’est peut être la faute de Kim Ki-Duk de rester toujours aussi mystérieux et insaisissable…
