Vue de l’étage de StayKorea, sur un appart voisin toujours fleuri chaque été
Je commencerai par le début, si vous me le permettez… Attention, flashback sentimental, âmes sensibles veuillez sauter la partie colorée du récit !
FLASHBACK—Ma première rencontre avec la Corée, en 2006, se limitait à des regards assassins lancés sur la carte accrochée au mur de la chambre de mon petit ami étudiant en langues qui s’apprêtait à y faire un programme d’échange. Après son départ pour dix mois, “la Corée” restait cette entité rivale qui m’avait volé mon (premier, donc grave) amour. Je me consolais en me disant que, de toute façon, “la Corée c’est coincé entre la Chine et le Japon, c’est le genre d’endroit où l’on va par défaut, nan..?“
À cette époque, j’ai visualisé par hasard “Memories of Murder” (살인의 추억, Salinui chooeok) de Bong Joon-Ho (봉준호) ainsi que “Locataires” (빈집) de Kim Ki-Duk (김 기덕). Ces deux films m’ont bouleversée jusqu’aux tréfonds de mon âme cinéphile et d’étudiante en cinéma.
Ma seconde rencontre avec la Corée, l’été 2007, se passa directement sur place. Je décidais d’y passer quelques vacances d’été, histoire de comprendre… À peine arrivée, je me suis faite jeter froidement par mon petit ami français et suis tombée, par instinct de survie morale mais aussi par irrémédiable attraction, dans la Corée (ou les bras des Coréens, ça aide). J’avais dix huit ans, toutes mes dents pour croquer dans le kimchi, et j’entamais une nouvelle histoire d’amour, immense, profonde, intense comme jamais, avec ce pays, ses habitants, ses films, ses paysages, sa cuisine, sa langue…—FIN DU FLASHBACK
La guest house qui a accueilli cette petite fille déboussolée que j’étais à l’époque reste mon adresse numéro 1 à Seoul (et maintenant, s’il vous plaît, un p’tit coup de pub pour un coup de coeur !).
Le nom est STAYKOREA (http://www.staykorea.co.kr/), tenue par Sun et son mari, un couple adorable et à l’écoute de vos moindres soucis. Les tarifs peu élevés comprennent utilisation des ordis, Wifi permanent, thé/café/distributeur d’eau fraîche à volonté (que l’on bénit en été à cause de la chaleur humide et écrasante), petit déj et service de lessive régulier. Sun parle bien français, vous aide à réserver ce que vous voulez par téléphone ou en ligne (spectacles, concerts, billets bateau…) et met beaucoup de renseignements à votre disposition.
Dans cette petite guest house que l’on trouve près du quartier branché de Hongdae (홍대), l’ambiance est conviviale, franchouillarde selon le nombre de compatriotes mais aussi diversifiée (Japonais, Philippins, Américains, Péruviens, Canadiens, Européens… et même des Coréens de la cambrousse venus passer quelques jours à la capitale).
Le salon du rez-de-chaussée ravira les fan de Kpop qui regardent béatement les clips pendant que le téléphone commun sonne au dessus de leurs têtes ou que certains se préparent à manger dans la cuisine. La terrasse de l’étage apaisera les marcheurs fatigués des visites touristiques, qui pourront déguster en groupe, et à vigoureux coups de cuillère, une énorme pastèque juteuse. Facile d’y rencontrer des complices de sorties autant nocturnes que diurnes et de partager des expériences diverses, parfois poignantes comme celles de Coréens adoptés venant retrouver leurs racines…
Vous entendrez aussi, chaque matin, un voisin invisible se racler bruyamment la gorge et cracher, un vendeur d’on-ne-sait-quoi chanter à tue-tête dans les rues, des ballons rebondir dans la cour… Bref, un lieu très chaleureux, un véritable chez-soi exotique, où je ne me lasse jamais de revenir !
Face au succès, Stay Korea s’est multipliée ! Maintenant, 3 lieux différents (mais pas très éloignés les uns des autres) peuvent vous accueillir… Mais mon préféré c’est “l’originel”, demander donc Stay Korea 1 ! Réservez à l’avance sinon vous n’aurez plus de place.



