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Archive for the ‘Cinéma coréen en France’ Category

(Note : beaucoup de fonctions occupées par les gens ne distinguent pas le masculin et le féminin. Tradition débile oblige, j’ai mis la traduction au masculin. Et… ma romanisation du hangeul est approximative, hein… La liste est non exhaustive, elle s’allongera au fur et à mesure. Si vous souhaitez compléter, je vous en prie ^_^)

영화 yeonghwa : film, cinéma

극장 keukjang : cinéma (le lieu)

드라마 deulama : drama (série télévisée)

텔레비전 tellebijeon : télévision

프로그램 ppeulogeulam : programme

시나리오 sinalio = 각본 kakbon : scénario

시나리오작가 sinalio jagka = 각본작가 kakbon jagka : scénariste

감독 kamdok : réalisateur

생산자 saengsanja : producteur

배우 baewoo : acteur

스텝 seuttaep : staff

기술팀 kisoolttim : équipe technique

픽션 ppiksyeon : fiction

더큐 deokyoo : documentaire

단편 tanppyeon = 셧컷 syeottkeot : court-métrage

장편 jangppyeon : long-métrage

연출 yeonchool : mise en scène

등장인물 tteungjanginmool : personnage

남주인공 namjooingong : héros

여주인공 yeojooingong : héroïne

촬영 chwalyeong : tournage

촬영장소 chwalyeongjangso : lieu de tournage

세트를 짓다 saetteuleul jittda = 세트를 세우다 (plus naturel) saetteuleul saewooda : construire le décor

대한 daehan wanhan 이야기 : une histoire à propos de…

초점 맞추기 chojeom machugi = 포커스 랑 ppokeoseu lang : mise au point

영화제 yeonghwajae : festival de cinéma

공연 kongyeon : spectacle

제목 jaemok : titre

자막 jamak : sous-titres

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« Castaway on the Moon », de Lee Hae-Jun

Être bénévole peut certes faire tomber malade à force de rester debout dehors, mais permet aussi de se gaver de films gratos. Ainsi me restent encore beaucoup d’images fortes, de belles histoires, de personnages émouvants, qui ont confirmé un peu plus encore ma passion pour la Corée et son cinéma.

Mes coups de coeur du Festival (pour le reste, z’aviez qu’à être là)

Longs métrages :

« Castaway on the Moon » >>

 Titre original « Le journal de Kim ». Deux  Kim (nom hyper répandu en Corée)  marginaux, un  salarié au bord du suicide  et une jeune  fille recluse dans sa chambre, vont vivre en parallèle, puis en symbiose, une histoire très drôle et émouvante où, par le silence et les détails du décor, s’enclenche un hymne à la Vie. Les éléments de la société de consommation, devenus abstraits par leur abandon (échoués, cassés, vides…), sont récupérés, rassemblés et ainsi recyclés de façon inventive pour une nouvelle évolution humaine à échelle d’une île au milieu du fleuve Han. On se répète la sympathique leçon que la créativité bat encore au centre de l’urbanisme le plus indifférent. 

 << Dramatique mais jamais pathétique, ce remake d’un remake d’un rem… bref, exile la romance entre un Coréen et une Chinoise aux Etats-Unis. Lui en gigolo séducteur et beau parleur, elle en prisonnière bénéficiant d’une permission pour se rendre sur la tombe de sa mère. Leur attirance semblerait évidente, mais c’est par des jeux de regards, de mouvements des corps, de silence, de conversation de sourd, que s’exprime délicatement le désir d’une femme qui n’a pas eu de chance avec les hommes et d’un homme peu susceptible de tomber amoureux. Une très belle séquence dans un restaurant, avec la famille chinoise en deuil, laisse l’occasion au récit de luire d’un éclat cynique : où, sous prétexte d’une fourchette, le Coréen provoque l’assemblée solennelle pour permettre à la rage de la femme d’éclater enfin, hystérique car contenue pendant tant d’années. Ici l’absurdité de la dispute révèle tout l’énergie des deux protagonistes : le gigolo capable d’agir pour autrui, et la prisonnière d’ouvrir une faille sur sa douleur à ceux qui se prétendent « ses proches ».

« Bleak Night » >>

Ce n’est pas (que) l’influence du (très) beau réalisateur Yoon Sunghyun, présent au Festival, qui m’a fait apprécier ce film. C’est (aussi) l’originalité de cette histoire d’amitié entre garçons, dont la violence est toujours extériorisée dans les autres films et qui, là, s’intériorise de façon étonnante et touchante. Le rythme lent nous fait frôler l’ennui au début pour mieux nous secouer par le drame survenu dans les petits riens du quotidien (un mot de travers, un regard accusateur…) qui peuvent réduire à néant confiance en soi et envie de vivre. Un nouveau regard sur les rapports masculins, beaucoup plus pudiques que l’on ne croit.

 << « Miracle on Jongno Street », de Lee Hyuk-Sang.

Un petit bijou de documentaire, qui explore, fidèlement au style de ce réalisateur, des héros de l’ombre, les amenant à confier des choses terribles, parvenant à montrer leurs faille sans pathos et tout en valorisant leurs forces. On suit quatre homosexuels engagés, débordants d’énergie, d’amertume, d’amour et d’espoir, combattants pour leurs droits et ceux des autres (malades du Sida, immigrés…). Le film se regarde aussi agréablement qu’une fiction. J’avais déjà été impressionnée par « FTM », sur les transsexuels, et cette habileté à combattre les clichés sans haine envers la société.

Courts métrages :

 << « Jangmi Mansion » (trad : la résidence des roses) de Shin Hyun-Taek. Une mise en scène à la Hulot (dont l’hommage est indiqué au générique de fin) qui montre un chassé-croisé de personnages dans leur même immeuble, un peu écorchés par leur vie de voisinage pauvre, étriqué, bruyant, ponctué de règlements de compte mafieux, d’aboiements de chiens, de poubelles et d’amour jeté par la fenêtre. 

« Rough Education » de Cho Seunghyun >>

Dans un petit village pauvre, un jeune garçon essaie d’échapper à la surveillance de sa mère pour aller traîner avec un orphelin, faire des « pogs » avec des tracts de propagande nord-coréenne. Une atmosphère oppressée est finement construite, rappelant que le drame peut surgir dans le quotidien, à cause de la négligence des parents, et au beau milieu de jeux d’enfants. Une très amère tranche d’une certaine vie campagnarde coréenne. ET C’EST MOI QUI AI TRADUIT LES SOUS-TITRES ! ^_^

<< « Dead Drunken Master » de Choi Seungeun, une petite comédie qui prend la forme du film entre potes pour parler d’une réalité pesante dans le monde du travail en Corée : l’alcool comme devoir. Pour se faire respecter de ses collègues, signer un contrat, amadouer son patron, etc, c’est par la beuverie que ça passe. Le drame du personnage principal est de ne pas tenir le premier verre, ce qui en fait officiellement un looser. Sa rencontre avec un clochard maître d’arts martieux va tout changer… On ne résiste pas à la technique de l’homme ivre : ni méchant collègue, ni patron véreux, ni belle demoiselle. Ni le spectateur.

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L’année prochaine, le Festival du Film Franco-Coréen troque son ambiguïté contre l’affirmation d’un nouveau nom : Festival du Film Coréen de Paris.

Le cinéma coréen est assez vaste, riche et dynamique pour se suffire à lui-même. On le savait déjà. Mais que signifie « film coréen » ? Est-ce la nationalité du réalisateur, des acteurs, des producteurs ? Est-ce le pays du tournage, est-ce un style, est-ce une âme ?

Un peu de tout cela. Si « Late Autumn » de Kim Tae-Yong est coréen, ce n’est pas seulement pour les charmantes pitreries de la star Hyun Bin. C’est aussi parce que, à travers cette romance avec une Chinoise incarnée par Tang Wei, à travers les paysages urbains de Seattle, à travers l’anglais américain qui sert à communiquer, ce film est coréen. Coréen par l’une de ses multiples facettes.

Souhaitons longue vie au FFCP ! Et toujours autant de :

File d’attente pour la séance

Public attentif

Chaleureuse ambiance

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Cette année, le FFCF prend de l’ampleur !!!

Il change de lieu et s’impose au Saint-André-des-Arts (métro Saint-Michel) grouillant de visiteurs.

Il se déroule du 11 au 18 octobre. En voici le programme :

Venez vous faire chambouler le coeur ! ^___^

Cette année, non seulement je fais de la traduction de scripts pour les sous-titres mais je serai également sur place pour du bénévolat. J’ai donc pu avoir un aperçu de la qualité de la sélection : des courts-métrages originaux et piquants, des longs-métrages mélancoliques, des documentaires vifs…

Grâce à ce festival, le cinéma coréen prouve qu’il est bel et bien toujours très vivant et bouillonnant de créativité. Ce sont les accords de productions qui freinent sa domination culturelle… A-t-on peur à ce point, en France, de se faire infliger une cuisante leçon de cinéma ? Il faudrait que certains ouvrent les yeux !

Suivez les mises à jour des activités du FFCF sur leur page : http://www.facebook.com/FFCF2011?ref=ts

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Alors que j’errais dans les rayons de films asiatiques, dans la main des bons cadeaux gagnés dans un petit concours, qu’il me fallait bien me décider à utiliser avant de les égarer quelque part… je suis tombée sur ÇA :

Ça, c’est « Never Forever », un bijou, une perle rare, un trèfle à quatre feuilles, un… bref, une petite merveille de 2010, réalisée par Gina Kim, Coréenne expatriée aux USA.

Ça, c’est l’histoire d’une femme américaine, piégée par ses yeux bleus et sa blondeur dans le rôle parfait de « American dream » qu’elle joue pour son mari, un homme d’affaire (ou politique, je sais plus) sud-coréen. Le fait qu’ils ne parviennent pas à avoir d’enfant est une faille de longue date dans leur couple. Désespérée, la femme est prête à tout…

Le scénario et la façon de filmer sont pleins d’une force sensuelle, d’un délicat magnétisme.

Un oeil neuf sur les rapports entre Orient et Occident ? Une poignante histoire d’amour ? Une révélation sur les tourments de l’identité et de l’exil ?

Pourquoi n’existe-t-il pas davantage de films montrant des couples mixtes avec la femme occidentale et l’homme asiatique ?

Pour ma part, la majorité de mes ex sont asiatiques, et mon petit ami actuel est coréen. Quand je leur tenais la main en public, les gens nous dévisageaient, hyper curieux. Les Asiatiques, surtout, nous regardaient d’un air béat… C’est parce que personne n’est vraiment habitué. Parfois, cette attention nous réjouit. Mais parfois, ça peut devenir une pression.

On n’est jamais à l’abri des jalousies et des critiques. Mais surtout, et heureusement, on n’est jamais à l’abri de l’amour.

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AHA.

Quand fouiller ses archives d’ordi nous fait redécouvrir des parts de nous-mêmes… -_-

Lors de la sortie de ce film dans les salles françaises, j’avais été tant enthousiasmée que j’avais très mal supporté de lire une bête critique d’un journaliste français qualifiant ce film de « cinéma nouilles sautées » et le démontant sur tous les plans.

Rageuse, j’avais rédigé une longue défense que je comptais envoyer à la revue en question. Après m’être calmée, j’ai mis ce texte de côté et l’ai… oublié. L’acte de l’envoyer n’aurait, en lui-même, pas changé grand chose, mais l’écrire m’avait fait du bien.

En gros, j’y décrivais l’ambiance de l’énième séance à laquelle j’assistais, aimant repérer les nouveaux détails dans l’image, aimant guetter les réactions du public, pensant « Là, ils vont rire !.. Ah, tiens ? Ce Coréen, devant moi, ne rit pas… Ah, il rit quand les spectateurs français de rient pas, c’est donc qu’une subtilité nous échappe…« 

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Je parlais du

« générique si rythmé : un aigle fonce sur un chemin de fer où gît un cadavre d’animal disputé par des corbeaux ; à l’instant où ses serres les leur confisque, un train jaillit du bord cadre en sifflant, en direction de l’horizon ouvert par la profondeur de champ. On se sent donc à la fois attrapé et emporté. La musique battante s’élève, se mêlant aux bruits de soufflets de fumée, crissements des rails, et nous plonge directement dans une ambiance crépitante.

Ce n’est donc pas, et ne vous en déplaise, [le journaliste], une parodie de western. Il s’agit d’une adaptation du genre western, élaborée pour l’Asie. Les codes empruntent au western mais se fondent avec le contexte historique asiatique. L’Asie aussi a ses grands espaces, ses déserts, qui impliquent les mêmes problématiques que le western américain : la conquête et la défense d’un territoire, l’errance, la corruption, la vengeance…

Qui pourrait trancher, dans le chaos de cultures qui traversent dans cette Mandchourie des années 30, ces flux malsains de troupes japonaises impérialistes, ces groupes de voleurs chinois et russes, ces collabos coréens qui vendent leur pays, ces trafiquants d’opium, ces prostituées, ces chercheurs de trésors..? »

Je déplorais le fait qu’on puisse encore prendre de haut le cinéma asiatique dès qu’il nous devient plus accessible, dès qu’il a l’audâââce de ne pas rester sagement mystérieusement exotique et de dépenser des énormes budgets pour nous en mettre plein la vue avec nos propres codes classiques, tout en y ajoutant sa touche personnelle qui en fait quelque chose de terriblement plus intense. Ce journaliste rabaissait excessivement ce film, avec cette arrogance typiquement occidentale, comme si avoir inventé le Cinématographe en France nous rendait maîtres incontestés du cinéma. Le temps a passé, réveillez-vous !

J’ai conclu que « l’aspect spectaculaire des courses-poursuites n’est pas gratuit, c’est un grand charivari sanglant et pétaradant qui est mis en marche à travers le désert mandchou, comme rien n’arrête la marche de l’Histoire, des histoires.

La phrase que se passent les protagonistes « Mais c’est qui ce con ? » sous-entend ironiquement le choc des nationalités en exil, le choc des cultures en péril. Ici est flagrante l’absurdité du combat, entre canons et armes primitives, entre chevaux, tanks et side-car. Les héros viennent s’entretuer sur un terrain duquel sort un geyser de pétrole, richesse naturelle dont ils ne peuvent pas se douter. »

Bref, ça fait carrément pompeux de se citer, dis donc ^^

Mais j’avais écrit ça avec colère, et il fallait le remettre tel quel sinon c’est pas drôle.


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(Comme j’ai changé de blog, vous trouverez des articles qui, comme celui-ci, datent un peu… un tout petit peu ^^)

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Ce festival, qui en est à sa 5ème édition pour l’année 2010-2011, se déroule actuellement à PARIS du 9 au 16 novembre à l’Action Christine, 4 rue Christine, métro Odéon.

Il tente de promouvoir, à travers une sélection éclectique de films dits d’auteur, de films à gros budget, de premiers courts métrages, de documentaires engagés, de fictions intimistes etc, différentes facettes du cinéma de Corée du Sud.

Spectateurs curieux qui le découvrent, fidèles déjà bien accros, bénévoles souriants, traducteurs et correcteurs passionnés…

Festival encore méconnu qui se développe et se perfectionne chaque année. À ENCOURAGER ! (Et vous pouvez suivre leurs actualités sur Facebook)

Je n’avais assisté qu’à la 4ème édition, constituée d’un choix de films vraiment captivants et d’une sélection de documentaires frappants sur les transsexuels.

J’ai été marquée, dans la 5ème édition, par un court métrage à voir absolument : « 완벽한 도미요리 » (« A Perfect Red Snapper Dish ») de 나홍진 (Na Hong-Jin, celui qui a fait « The Chaser » sorti l’an dernier dans les salles françaises). Ce court métrage mêle habilement le glauque à l’appétit, à travers un cuisinier à la fois génial et maladroit qui s’acharne à faire, puis refaire, le plat qu’on lui a commandé. Comme on peut le voir dans « The Chaser », Na Hong-Jin sait presser le tragique et le comique ensemble pour nous concocter un vrai délice sanglant.

« Je veux […] faire jaillir le rire de la souffrance » (Caligula, de Camus). Les réalisateurs coréens nous écorchent un peu pour nous réveiller. Comment leur en vouloir ?

L’affiche de la 4ème édition (magnifique image, qui exprime bien cette esthétique de sang, de pluie, à la fois brutale et raffinée ; le 한복, la robe traditionnelle des Coréennes, me renvoie surtout à l’omniprésence, dans le cinéma coréen et, généralement, asiatique, à la figure féminine comme proie et sacrifice).

L’affiche de la 5ème édition (me plaît moins que celle de la 4ème).

 

Cette année, j’ai participé à la correction des sous-titres français. J’avais donc pu voir « 아저씨 » (« The Man from Nowhere ») de 이정범 (Lee Jong-Beom) à moitié bouffé par un « SAMPLE » grossier… donc je suis retournée le voir en salle, ne serait-ce pour vérifier que je n’avais pas laissé passer de faute (ou que je n’en avais pas rajouté par mégarde).

Les films, ça doit se tester sur plusieurs formats. C’est ainsi qu’ils se livrent à vous sous plusieurs aspects, c’est ainsi que vous pouvez tenter de percer leurs secrets. On s’habitue au grand écran, mais il faut rappeler qu’il est tout de même extraordinaire. L’image est décuplée, ce que vous pouvez tenir au creux d’une main peut soudain s’étendre, vous dominer, vous happer le regard…

Si l’on se souvient de cela, impossible d’être blasé quand on va au cinéma.

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