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Archive for the ‘Dites-le avec des livres’ Category

Martine Prost est docteur en linguistique, maître de conférence à l’UFR langues et civilisations orientales de l’université Paris-Diderot et directrice de l’Institut d’études coréennes au Collège de France (source : le dos du livre).

Voilà typiquement le genre de livre qui me fait penser être « née trop tard ». Pas pour le lire, non, ça je suis pile au bon moment… Mais pour l’écrire.

Loin d’un style didactique, Martine Prost y décrit finement et simplement son expérience de la Corée depuis 1976. Chaque chapitre explore un thème, sous la forme d’une rêverie plus que d’un récit logique. Cela évoque le carnet de voyage que l’on a ouvert après longtemps et dont on polit les phrases pour le faire partager à d’autres, tout en gardant une authenticité de « pris sur le vif ».

Grâce à cet ouvrage, qui brasse beaucoup de choses sans se réfugier dans les clichés ni se résumer à un regard français sur la Corée, on (re)découvre  tous les petits détails touchants qui font la grandeur de ce pays.

Moi qui suis tombée dans la Corée par hasard, sans avoir jamais eu de cours de civilisation, j’ai pu, à travers ce livre, en apprendre plus sur ce que j’ai vécu et observé en direct là-bas. Entre autres les origines des comportements, parfois lunatiques, des Coréens, aussi généreux que parfois renfermés sur eux-mêmes.

J’ai été particulièrement sensible à la description d’une 구렛나루 (« goolaenalu », « favori » ou « patte », mèche plaquée sur la tempe, à la mode masculine en Corée ces temps-ci). Mon obsession des 구렛나루 depuis la première fois que j’en ai vues s’est beaucoup amusée de la comparaison, dans ce livre, avec « un delta »

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Adrien Gombeaud est journaliste et critique de cinéma, spécialiste du cinéma coréen. Sous sa direction, cet ouvrage collectif explore le style de 김기덕 (Kim Ki-Duk) à travers plusieurs angles d’attaque différents qui se font cependant écho.

J’avais eu la joie de découvrir cet exemplaire d’une (extrêmement) rare analyse du cinéma coréen dans la bibliothèque de mon université, et me suis empressée de me le procurer (étant donné que mon mémoire de licence porte sur le cinéma de Kim Ki-Duk).

Par un style et des références très poétiques, ces analyses sont si agréables à lire que même un profane du cinéma, ou encore un technicien pur et dur auquel la théorie donnerait des boutons, pourrait prendre goût à l’analyse de films !

C’est une bonne base pour découvrir Kim Ki-Duk en douceur. C’est aussi l’occasion de se réconcilier avec certains films à la violence inouïe, comme ce fut le cas pour moi avec Bad Guy (sans doute vu trop jeune) et qui est maintenant, après lecture de cet ouvrage qui m’a donné les clefs nécessaires pour comprendre les paradoxes, l’un de mes films préférés.

J’ai cependant quelques critiques vis à vis de certains passages. À savoir aussi que la bibliographie de Kim Ki-Duk à la fin est incomplète, voire faussée si on la confronte à des versions étrangères. Mais c’est peut être la faute de Kim Ki-Duk de rester toujours aussi mystérieux et insaisissable…

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